Marilyn Monroe a toujours été sous les projecteurs, et pourtant, sa vie comme sa mort demeurent entourées d’un voile de mystère. Derrière l’image éclatante de la plus célèbre blonde du XXe siècle se cachent des détails méconnus, parfois surprenants, souvent bouleversants.
Durant la Seconde Guerre mondiale, celle qui n’était encore que Norma Jeane Mortenson travaillait dans une usine aéronautique. Elle y inspectait des parachutes et participait à la peinture des avions. C’est là, au cœur de cet environnement industriel, qu’elle fut photographiée pour la première fois, à des fins de propagande destinée à soutenir les soldats américains.
La toute première couverture du magazine Playboy fut ornée d’une photographie de Marilyn Monroe. Pourtant, pour ce cliché réalisé en 1949 pour un calendrier érotique, elle ne perçut que 50 dollars. Plus tard, Hugh Hefner dut racheter l’image à un prix dix fois supérieur afin de l’utiliser.

Malgré une popularité vertigineuse, Marilyn Monroe demeurait une actrice relativement peu rémunérée. Pour son rôle dans Les hommes préfèrent les blondes, elle gagna dix fois moins que sa partenaire Jane Russell. Quant à son dernier film inachevé, Something’s Got to Give, elle devait percevoir 100 000 dollars — une somme modeste comparée au million versé à Elizabeth Taylor pour son rôle dans Cléopâtre.
Parmi les artistes qu’elle admirait le plus figurait Francisco Goya. « Je le connais intimement, nous partageons les mêmes rêves », confiait-elle. « Enfant, j’ai vu en songe ce qu’il voyait lui-même. »
L’un de ses moments les plus scandaleux eut lieu le 19 mai 1962, lorsqu’elle interpréta le célèbre « Happy Birthday » à l’attention du président John F. Kennedy. Sa performance, empreinte d’une sensualité provocante, fit rapidement la une des journaux. Elle portait alors une robe dessinée par Jean Louis, qu’elle surnommait « peau perlée ». En 1999, cette pièce iconique fut vendue aux enchères chez Christie’s pour 1,26 million de dollars.
En 1953, une association publicitaire de l’Ouest américain la désigna comme « la femme la plus photogénique au monde ». Elle participa à de nombreuses campagnes, promouvant compagnies aériennes, produits minceur, lotions solaires et même de la bière.
Curieusement, Marilyn Monroe ne fut jamais nommée aux Oscars. En revanche, elle remporta un Golden Globe en 1960 pour son rôle dans Certains l’aiment chaud.
En 1959, elle rencontra Nikita Khrouchtchev lors de sa visite officielle aux États-Unis. Peu intéressée par la politique, elle ignorait même qui il était, n’écoutant ni la radio ni les journaux. Elle accepta pourtant cette rencontre après qu’on lui eut affirmé qu’en Russie, l’Amérique était associée à Coca-Cola… et à Marilyn Monroe. Flattée, elle s’y rendit, allant jusqu’à discuter avec lui du roman Les Frères Karamazov, rêvant d’incarner Grouchenka sur scène ou à l’écran.
De nombreuses actrices ont tenté d’incarner Marilyn Monroe au cinéma : Ashley Judd, Mira Sorvino, Kelly Garner et Michelle Williams. Cette dernière, dans My Week with Marilyn, reproduisit avec minutie ses gestes et sa démarche, une performance qui lui valut un Golden Globe.
Parmi ses sosies les plus célèbres figure Susan Griffiths, qui a bâti une carrière lucrative sur cette ressemblance, gagnant plusieurs millions de dollars.
Le jour de sa mort, Marilyn Monroe lisait Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur.
Sa disparition reste entourée de soupçons. Certains de ses proches évoquèrent un assassinat, citant notamment John F. Kennedy, le mafieux Sam Giancana ou encore son psychanalyste Ralph Greenson.
Le peintre français Philippe Parreno tenta de « ressusciter » Marilyn à travers son œuvre vidéo Marilyn, recréant sa chambre du Waldorf Astoria et donnant vie à une présence fantomatique, entre mémoire et illusion.
Parmi les objets les plus mythiques figure la robe blanche de Sept ans de réflexion, vendue en 2011 pour 5,6 millions de dollars. Créée par William Travilla, elle est entrée dans l’histoire lors de la célèbre scène au-dessus d’une bouche de métro new-yorkaise.
Même ses costumes témoignaient de ses combats personnels : lors du tournage de Le Prince et la danseuse, ses variations de poids obligèrent la costumière Beatrice Dawson à créer plusieurs versions identiques de ses robes.
Enfin, bien qu’elle ait chanté « Diamonds Are a Girl’s Best Friend », Marilyn Monroe restait indifférente aux bijoux. Elle portait surtout des imitations, à l’exception notable d’un collier de perles Mikimoto, offert par Joe DiMaggio lors de leur lune de miel.