Le matin était calme. Trop calme.

La lumière filtrait à travers les rideaux, douce, presque irréelle. Dans la cuisine, le café commençait à chauffer. Tout semblait normal… jusqu’à ce que la mère se dirige vers le salon pour réveiller son fils.

— « Mon chéri… il est l’heure… » murmura-t-elle en ouvrant doucement la porte.

Elle fit un pas.

Puis s’arrêta net.

Quelque chose n’allait pas.

Le canapé était toujours là. La couverture aussi. Le silence… plus lourd que d’habitude.

Mais le chien ne bougeait pas.

Et l’enfant non plus.

Le cœur de la mère se serra violemment.

— « Lucas ? » dit-elle, cette fois plus fort.

Aucune réponse.

Elle s’approcha, chaque pas devenant plus difficile que le précédent. Une sensation glaciale s’insinuait en elle, un instinct primitif qui lui criait que quelque chose était terriblement faux.

Puis elle vit.

Le garçon était toujours allongé contre le chien… mais ses bras n’étaient plus détendus.

Ils étaient figés.

Trop serrés.

Et le chien…

Le chien ne respirait plus.

Ses yeux étaient ouverts, fixes. Son corps, raide.

Un cri déchira la pièce.

— « NOOOON ! »

Elle se précipita, attrapant son fils, le tirant en arrière avec panique.

— « Lucas ! Réveille-toi ! Regarde-moi ! »

L’enfant ouvrit les yeux lentement, désorienté, effrayé par les cris.

— « Maman… ? »

Il était vivant.

Vivant.

Mais le chien…

Le père accourut, alerté par les hurlements. Il resta figé en voyant la scène.

— « Qu’est-ce qui s’est passé ?! »

La mère tremblait, incapable de parler.

L’enfant, encore à moitié endormi, regarda le chien… puis murmura quelque chose qui glaça le sang des deux parents.

— « Il voulait pas me laisser partir… »

Un silence pesant tomba.

— « Quoi ? » demanda le père, la voix tendue.

Le petit garçon cligna des yeux, comme s’il cherchait ses mots.

— « Cette nuit… j’ai eu peur… j’ai rêvé… quelque chose était dans la maison… »
Il serra les mains contre lui.
— « Il a grogné… très fort… il m’a serré… très fort… comme pour me cacher… »

Le père et la mère échangèrent un regard.

Le chien… n’était pas agressif.

Jamais.

Alors pourquoi ce corps rigide ? Pourquoi cette tension dans ses muscles ?

Le père s’approcha lentement, s’agenouilla près de l’animal et posa une main tremblante sur son flanc.

Froid.

Trop froid.

Mais ce n’était pas tout.

Sous la fourrure… il sentit quelque chose.

Une rigidité étrange.

Comme si le corps du chien s’était contracté dans un effort extrême.

— « Il… il a fait une crise… » murmura-t-il, plus pour lui-même que pour les autres.

Mais la mère secoua la tête.

— « Non… regarde ses pattes… »

Les griffes du chien étaient usées… certaines légèrement fissurées.

Comme s’il avait gratté.

Gratté violemment.

Le parquet.

Le père tourna lentement la tête.

Et il vit.

Près du canapé… à peine visibles à la lumière du matin… des marques.

Des traces profondes dans le bois.

Comme si quelque chose avait essayé de sortir.

Ou d’entrer.

Le silence devint insupportable.

— « Tu as entendu quelque chose cette nuit ? » demanda-t-il.

La mère pâlit.

Elle se souvenait.

Elle s’était réveillée.

Elle avait entendu un bruit.

Un bruit sourd.

Un grognement.

Mais elle avait cru que c’était un rêve.

Son regard se posa sur son fils.

Puis sur le chien.

Puis sur ces marques.

Et une pensée, terrible, s’imposa dans son esprit :

Le chien ne s’était pas contenté de dormir.

Il avait protégé.

Jusqu’à son dernier souffle.

Contre quelque chose…

Qui était dans la maison cette nuit-là.

Le père se leva brusquement.

— « Prends Lucas. Sortez. Maintenant. »

— « Pourquoi ?! »

Mais déjà, il avançait vers le couloir.

Chaque pas résonnait.

Chaque ombre semblait plus sombre.

La porte du sous-sol…

était entrouverte.

Alors qu’ils étaient certains…

de l’avoir fermée la veille.

Un courant d’air froid s’en échappait.

Lent.

Silencieux.

Vivants, ils se tenaient dans cette maison.

Mais quelque chose d’autre…

y était peut-être encore. 😱

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