Il a entendu un bruit étrange dans la forêt…

Au début, il pensait que ce n’était rien. Juste le vent, peut-être. Ou un animal qui se déplaçait entre les arbres, comme cela arrive si souvent dans ces bois qu’il connaissait par cœur. Pourtant, quelque chose dans ce son était différent. Plus lourd. Plus… humain.

Il s’arrêta net.

Le silence qui suivit fut encore plus inquiétant que le bruit lui-même.

Son cœur commença à battre plus vite. Une sensation familière, celle qui vous murmure de faire demi-tour, de ne pas aller plus loin. Mais il ne bougea pas. Pas encore. Il fixa l’obscurité entre les troncs, comme si elle pouvait lui répondre.

Puis, le bruit revint.

Cette fois, il n’y avait aucun doute. Quelque chose — ou quelqu’un — était là.

Quelques secondes plus tard, il comprit qu’il n’aurait peut-être jamais dû s’approcher.

Mais c’était trop tard.

Quelque chose en lui, plus fort que la peur, le poussa à avancer. Peut-être la curiosité. Peut-être ce besoin irrationnel de savoir. Ou peut-être… quelque chose d’autre.

Chaque pas semblait résonner trop fort. Les feuilles craquaient sous ses pieds, trahissant sa présence. L’air devenait plus froid, plus dense, comme si la forêt elle-même retenait son souffle.

Puis il le vit.

Au milieu d’une petite clairière, à peine éclairée par la lumière tremblante du ciel, se trouvait… une forme. Immobile.

Il plissa les yeux.

Ce n’était pas un animal.

C’était une personne.

Allongée au sol.

Son sang se glaça instantanément.

Il s’approcha lentement, chaque pas chargé d’angoisse. Quand il arriva assez près, il distingua un visage. Une femme. Les yeux fermés. Le corps immobile. Trop immobile.

« Madame… ? » murmura-t-il, la voix tremblante.

Aucune réponse.

Il s’accroupit, hésitant, puis tendit la main pour vérifier si elle respirait. Son geste était lent, presque irréel. Comme dans un cauchemar dont on ne peut pas se réveiller.

Et c’est à ce moment-là que tout bascula.

Ses doigts frôlèrent sa peau.

Froide.

Mais pas morte.

Soudain, les yeux de la femme s’ouvrirent.

D’un coup.

Brusquement.

Un regard figé, terrifiant, qui se planta directement dans le sien.

Il recula violemment, le souffle coupé.

La femme ne bougeait pas. Seuls ses yeux étaient ouverts. Fixes. Intenses.

Et puis… elle parla.

Mais ce qu’elle dit n’avait aucun sens.

« Tu n’aurais pas dû venir. »

Sa voix était faible, presque un souffle… mais elle résonnait comme un avertissement.

Un frisson parcourut tout son corps.

« Qu’est-ce qui vous est arrivé ? » demanda-t-il, incapable de masquer sa peur.

Elle ne répondit pas immédiatement. Son regard glissa lentement derrière lui.

Vers la forêt.

Comme si quelque chose s’y trouvait.

Quelque chose qu’il n’avait pas encore vu.

Et soudain, il comprit.

Le bruit…

Ce n’était pas elle.

Il n’était pas seul.

Un craquement sec retentit derrière lui.

Puis un autre.

Plus proche.

Son cœur s’emballa. Lentement, très lentement, il se retourna.

L’obscurité entre les arbres semblait plus profonde, plus vivante.

Et dans cette obscurité… une silhouette se dessina.

Grande. Immobile.

Qui les observait.

Le monde sembla s’arrêter.

La femme murmura, presque inaudible :

« Maintenant… il sait que tu es là. »

Un silence pesant s’installa.

Puis la silhouette fit un pas en avant.

Et à cet instant précis, il comprit que ce qu’il avait découvert ne changerait pas seulement sa vie…

Mais qu’il pourrait ne jamais en sortir vivant.

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